Dans la lutte contre le VIH/SIDA, la Thaïlande a trouvé une solution pour éviter la transmission du virus de la mère enceinte au fœtus. La Thaïlande est en effet le premier pays asiatique qui a su remédier à ce phénomène. Si le pays est arrivé à ce stade, c’est grâce à la politique volontariste du gouvernement.

Un taux de transmission presque inexistant

L’empêchement de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant ne pas être réussi à 100 %. L’OMS ou Organisation mondiale de la santé a défini une limite du taux d’infection qui doit être impérativement moins de 2 % pour tout l’ensemble d’un pays. Ainsi, le pays en question peut être déclaré indemne de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Le taux d’infection de ce virus au Thaïlande est maintenant à moins de 1,9 %. En remontant dans l’histoire, Cuba a été le premier pays au monde à être déclaré indemne de cette transmission. En 2015, le pays n’a pas seulement réussi à éradiquer la transmission du VIH, mais également de la syphilis de la mère à l’enfant.

D’autres pays ont rejoint la Thaïlande

La Thaïlande a mis en place de nombreuses actions avant d’atteindre cet objectif. De gros investissements contre le VIH/SIDA ont été initiés dans le pays. Parmi les solutions entretenues, le gouvernement a proposé depuis l’année 2000 un test gratuit pour dépister le VIH/SIDA chez toutes les femmes enceintes. Dans la même optique, il fournit des traitements gratuits à toutes les femmes enceintes séropositives. Thaïlande n’est pas le seul à réussir ce défi. Deux autres pays de l’Europe, Arménie et Biélorussie, ont également réussi à éliminer la transmission mère-enfant du VIH/SIDA. Le traitement est à base d’antirétroviraux empêchant la transmission du virus aussi bien pendant la grossesse que pendant l’accouchement et l’allaitement. Le risque étant auparavant de 15 à 45 % n’est plus qu’à 1 %.