Une étude et une enquête menées par le magazine 60 Millions de consommateurs affirment que la plupart des couches-culottes présentent des traces de résidus de substances toxiques. Le magazine réclame une tolérance zéro pour tous les produits utilisés pour les bébés. En vue de cette étude, il a testé douze références de couches bébé, dont deux seuls produits ont réussi le pari.

Ces substances indésirables peuvent altérer la santé des enfants

Des seuils réglementaires ont été établis concernant ces composés organiques volatils ou COV. Les dix couches bébés qui n’ont pas réussi le test contiennent, certes, un taux de substances toxiques inférieur à ces seuils réglementaires. Pourtant, ces seuils ont été établis en cas d’inhalation. Aucune étude et aucun seuil réglementaire n’ont été définis en cas de contact direct prolongé avec la peau des bébés. C’est pourquoi le magazine 60 Millions de consommateurs alertent les parents, les responsables sanitaires ou encore étatiques sur ces traces de produits toxiques dans les couches bébés. Le plus inquiétant est que même les couches labellisées « écologiques » présentent une trace de ces substances nocives.

Quelles mesures faut-il prendre alors ?

Le but du magazine est d’informer les parents et il appartient à ces derniers de rester vigilants sur l’utilisation des couches bébés jusqu’à clarification officielle et médicale de cette étude. En guise d’exemple, des couches de la marque Carrefour étiquetées « Eco Planet » comportent des traces d’herbicide glyphosate. C’est une substance irritante et probablement cancérigène. Ces couches comportent en plus des hydrocarbures toxiques et des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les couches Baby Dray de la marque Pampers aussi contiennent des traces de dioxines, de furanes et de deux pesticides possiblement cancérigènes. Les deux seules couchent qui ont réussi le pari sont les couches « Love & Green » et les couches d’E.Leclerc. Les couches bébés sont formées de cellulose, de film et de gel absorbant. Pour le moment, rien ne prouve d’où viennent ces résidus de substances toxiques. Probablement, ils peuvent provenir des solvants ou du processus de fabrication et non des composants de la couche.