Le virus Zika frappe le Brésil depuis le printemps 2015. Il s’agit d’une épidémie due au moustique Aedes aegypti. L’épidémie est très dévastatrice puisqu’elle a atteint depuis le début 2016, 21 états brésiliens contre 27. Le virus a même réussi à sortir de la frontière brésilienne et commence à attaquer les pays voisins comme le Mexique et la Venezuela.

Une maladie menaçante pour les femmes enceintes

Le virus Zika attaque aussi bien les femmes que les hommes, les grands que les petits. Le pire avec cette épidémie est le fait qu’elle se transmet également de la mère enceinte au fœtus. La maladie est anodine chez l’adulte et parfois très difficile à détecter. Pourtant, le risque est plus sévère chez le fœtus. Le virus Zika provoque ce que l’on appelle la microcéphalie chez un fœtus. L’enfant nait avec un cerveau de moins de 33 cm. Ce qui peut provoquer inéluctablement un retard de développement chez l’enfant. Si une mère est atteinte par le virus Zika, la présence de la maladie chez le fœtus est détectable à partir du sixième mois de grossesse. Ce qui rend désespérées les femmes enceintes. Ainsi, elles préfèrent avorter dès le début de la grossesse si elles sont atteintes du virus Zika. Toutefois, la maladie peut atteindre ou pas le fœtus, mais la confirmation s’avère un peu trop tard pour avorter si tel est le cas. Le 16 janvier dernier, un premier cas a été détecté aux États-Unis chez une femme ayant voyagé au Brésil en 2015. Actuellement, l’État américain interdit à toutes femmes enceintes de voyager au Brésil.

L’État brésilien contre l’avortement

L’État brésilien a toujours été contre l’IVG ou interruption volontaire de grossesse. Au Brésil, il faut compter 10 000 à 15 000 reais ou 2 250 à 3 400 euros pour avorter. Toutefois, cette somme reste inaccessible pour la majorité de la population. Cette dernière se contente alors de réaliser des avortements avec des méthodes plus traditionnelles chez des charlatans. Ce qui provoque la mort d’une femme tous les deux jours au Brésil. Dans tous les cas, l’avortement est clandestin dans le pays sauf pour trois cas. Il s’agit du viol, de l’anencéphalie ou l’absence de cerveau qui causera la mort de l’enfant aux jours suivant sa naissance, et enfin aux conditions qui peuvent mettre en danger la vie de la mer. Avec la microcéphalie, l’enfant reste viable et l’État interdit l’avortement. Ce qui peut encore faire progresser le nombre d’avortements clandestins recensés dans le pays.